D’aucuns se gaussent de mon Gaullisme … paléo-gaullisme, semble-t-il …et de mon Féminisme. Il me faut donc expliquer cet engagement qui remonte à très loin et qui a été progressif, j’ai commencé d’abord par le combat des Femmes.
Dès 1964, j’ai commencé à fréquenter le Planning Familial car à cette époque, les Femmes commençaient à se réunir pour leurs droits fondamentaux. Dès 56, le Planning avait des permanences. J’avais 17 ans lorsqu’avec une collègue de travail, nous sommes allées pour la première fois dans une de ces permanences dans le 1°, et immédiatement je me suis sentie « accrochée » par le discours que ces Femmes tenaient. J’ai eu l’immense honneur de rencontrer Evelyne Sullerot qui n’était plus présidente mais qui venait régulièrement nous rendre visite. J’avais toujours été attirée par les idées féministes, mais non de façon agressive comme elles l’ont été par les anglo-saxonnes pures et dures des années 60 …
Le combat du « »Le mouvement français pour le planning familial« , a abouti en 1965 par l’autorisation de la pilule dès 1965 et la loi Neuwirth en 67. C’est aussi à la suite d’une réunion où était présent Lucien Neuwirth, que l’idée d’un engagement plus politique m’est venue.
La famille où je vivais auparavent était plutôt de droite, je dirais même extrême … Je n’acceptais pas leurs idées … Toujours avec la même collègue, nous nous sommes donc tournées vers un mouvement plus en rapport avec nos conceptions de la société. L’UJP ( Union des Jeunes pour le Progrès), alors nous a semblé tout à fait conforme. Plutôt « de gauche » avec Michel Cazenave, nous y avons adhéré dès 1966.
Puis, j’ai quitté la région parisienne, et ai un temps mis mon engagement politique en réserve pour pouponner. Je l’ai repris en 1973. Nous avons soutenu Chaban en 1974 … et avons été quelques uns à résister à la création du RPR. Mais pas longtemps, il fallait faire « utile » …
Le principe du « gaullisme de gauche » auquel je reste acquise, n’est pas un concept ringard. Il suffit de consulter Wikipédia pour en être convaincu :
Le gaullisme social : gaullistes défendant la démocratie sociale, sans toutefois remettre en cause le capitalisme (réformisme social-démocrate), ce gaullisme, attaché à la défense de l’indépendance nationale et au rôle de la France dans le monde, est le plus proche du gaullisme traditionnel.
Je reste à votre disposition pour en discuter … je répondrais de façon sans doute moins brillante que d’autres, mais avec sensibilité et franchise.